La Francophonie
Ce choix revêt une importance capitale pour la RDC qui a sombré durant des décennies suite aux dissensions politiques internes qui ont débouché sur conflits armés dont les effets nocifs se font sentir encore jusqu'à ce jour. Qu'est-ce à dire ? Que la capitale congolaise va revêtir sa plus belle robe et briller de mille feux au dernier trimestre de 2012. Car, tout sera mis en œuvre pour que l'organisation du sommet de l'OIF soit une réussite totale. D'ores et déjà, le secrétaire général de l'OIF, Abdou Diouf, a dépêché une délégation à Kinshasa conduite par son conseiller spécial Ousmane Paye pour sensibiliser les autorités congolaises à la nécessité de commencer sans tarder les préparatifs du sommet.
Dans sa suite, Xavier Michel, directeur du bureau régional de l'OIF pour l'Afrique centrale et l'océan Indien ; Malik Sarr, conseiller au cabinet d'Abdou Diouf ; Marie-Louise Akondja, chef de division de la logistique au service des conférences internationales de l'OIF. Arrivée le 6 mars 2011, les émissaires d'Abdou Diouf ont échangé avec des membres du gouvernement congolais. La délégation de l'OIF a ensuite visité les différents sites susceptibles d'héberger les nombreux participants attendus mais aussi d'abriter les différentes activités prévues au programme.
En fait, en marge de ces assises, se tiendront des manifestations à caractère intellectuel, scientifique et environnemental. A l'instar, de ce qui s'est passé ailleurs, le gouvernement congolais devra associer les populations à ce grand événement. Cela, dans le cadre des villages de la Francophonie ouverts au grand public. C'est finalement le10 mars 2011dans la soirée que la délégation a été reçue en audience par le chef de l'Etat à sa ferme de Kingakati dans la commune de Maluku. " L'entretien a été fructueux, je rentre à Paris rassuré de l'organisation à Kinshasa du quatorzième sommet de l'OIF", a déclaré Ousmane Paye au sortir de l'audience. Son assurance s'est fondée, entre autres, sur l'annonce que lui a faite Joseph Kabila de signer incessamment une ordonnance présidentielle portant création du Comité national d'organisation du sommet de la Francophonie à Kinshasa en 2012.
2012 : La renaissance de la Rd-Congo
L'OIF a tendu sa perche, il appartient à la RDC de la saisir afin de ne plus rater le coche comme les autres fois. C'est qu'il y a des intérêts majeurs à réussir l'organisation de cet événement, car le pays en tirera des dividendes certains. C'est d'abord un rayonnement au plan diplomatique relativement au déplacement des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de la Francophonie de même que leurs délégations. Preuve, s'il en faut, que la RDC redevient un pays fréquentable et tend à retrouver sa place dans le concert des nations.
Ensuite, cette affluence des délégations et des visiteurs aura un impact positif sur l'économie du pays hôte. Allusion est faite à l'industrie hôtelière, au transport et à la restauration et autres services.
Si l'on se réfère aux précédents sommets de Québec en 2008 et de Montreux en 2010, Kinshasa pourrait recevoir pas moins de cinq mille visiteurs, composés de délégués officiels, d'opérateurs et d'invités de l'OIF. Et pas moins de sept cents journalistes de tous les continents.
Bien plus, dans la foulée des visiteurs, on pourrait y compter d'éventuels investisseurs qui seraient rassurés ou séduits au contact de la réalité congolaise dans sa diversité. L'OIF compte soixante-huit pays membres ; la RDC est le deuxième pays francophone avec 68 millions d'habitants dont le français reste la langue officielle. Aussi reste-t-elle un dispositif géostratégique de la Francophonie.

